Permanences psychologiques du PLIE : un soutien pour lever les freins à l'emploi

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Depuis mars 2025, le PLIE dispose d'un poste de psychologue dédié, occupé par Manuela Pereira.

Financé dans le cadre du pacte des solidarités, cette création de poste permet aujourd'hui d'offrir un accompagnement individuel en santé mentale aux bénéficiaires qui en ont besoin.

Un accompagnement sur-mesure

Manuela Pereira intervient auprès des participants du PLIE accompagnés par les Maisons de l’Emploi métropolitaines âgés de plus de 25 ans, orientés par les professionnels du PLIE dès lors qu'un besoin est identifié.

L'accompagnement, individuel est réalisé dans les Maisons de l’Emploi afin de rassurer le bénéficiaire. Il peut aller jusqu'à dix séances selon la situation de la personne. Les demandes peuvent venir directement des bénéficiaires eux-mêmes, mais elles émanent le plus souvent des professionnels,
« lorsqu'ils voient beaucoup de freins, beaucoup de difficultés dans la réinsertion professionnelle » et commencent à se questionner sur ce qui se joue derrière.

Au-delà du suivi individuel, la psychologue joue aussi un rôle de soutien auprès de ses collègues, pour les aider à mieux identifier et orienter les situations qui le nécessitent. Une prise en charge qui reste volontairement limitée dans le temps : « Je fais le lien avec les partenaires en santé mentale de la région pour qu'au bout des dix séances, si la personne en ressent toujours le besoin, elle puisse continuer à être suivie. »

Pour couvrir l'ensemble du territoire, Manuela Pereira intervient dans cinq Maisons de l'Emploi de la Métropole : Grand-Sud/Echirolles, Grenoble Nord, Grenoble Sud, Nord-Est et Nord-Ouest, à raison d'une demie journée fixe par semaine et par structure. 

Ces permanences fonctionnent uniquement sur rendez-vous, avec toutefois la possibilité d'ouvrir des créneaux d'urgence.

Une année 2025 en chiffres

Le bilan de la première année d'exercice, couvrant la période de mars à décembre 2025, dresse un premier état des lieux de l'activité :

  • 80 bénéficiaires ayant suivi au moins une consultation,
  • 356 consultations honorées,
  • 4,5 consultations en moyenne par bénéficiaire, un chiffre relativement homogène d'une Maison de l'Emploi à l'autre.

Plus d'un quart des bénéficiaires n'aura eu besoin que d'une seule consultation, signe que la permanence répond aussi à des besoins ponctuels de compréhension ou de premier échange.

Un soutien psychologique pour ceux qui n’en ont jamais eu

Pour Manuela Pereira, l'intérêt de ce dispositif tient en partie à son rôle de première rencontre avec un psychologue pour un public qui, souvent, n'en a jamais consulté auparavant : « C'est intéressant de voir comment cette permanence sert de porte d'entrée vers un accompagnement à long terme. »

Certains bénéficiaires arrivent d'ailleurs sans réellement comprendre pourquoi on les oriente vers elle, la demande venant davantage du professionnel que d'eux-mêmes. Le travail engagé permet alors, peu à peu, de donner du sens à cette démarche : « On arrive, en travaillant ensemble, à débloquer des situations et des freins. Et à la fin, les personnes sont très demandeuses et souhaitent approfondir. »

Autre constat partagé par la psychologue : le motif de consultation initial, souvent centré sur la recherche d'emploi, cache parfois une autre problématique, d'ordre plus personnel ou familial, qui freine en réalité le retour à l'emploi. « Parfois, les collègues vont orienter avec une certaine demande, mais en vrai c'est autre chose. On voit que c'est quelque chose lié plutôt à la sphère personnelle ou familiale de la personne, qui fait qu'elle n'arrive pas à trouver un travail, qu'elle n'est pas prête à trouver un travail. » 

C'est en travaillant sur ces aspects, en apparence éloignés de l'insertion professionnelle, que l'accompagnement contribue, indirectement, à lever certains freins vers l'emploi.

Un dispositif qui trouve son public, avec des marges de progression

Un an après sa création, le poste répond clairement à un besoin identifié sur le territoire, comme en témoigne le volume de personnes accompagnées et la régularité du suivi proposé dans les cinq Maisons de l'Emploi.

La forte proportion de bénéficiaires poursuivant leur démarche au-delà d'une première séance confirme la confiance que ce nouvel espace d'écoute a su installer.

La demande étant importante, il peut y avoir des délais d’attente pour les usagers.  Manuela Pereira, seule psychologue pour les cinq Maisons de l'Emploi de la Métropole, optimise au mieux les rendez-vous. Notamment en réservant des créneaux aux situations les plus urgentes et en développant les liens avec les partenaires de soins du territoire.